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Le rétablissement de noblesse 
Un document daté du 18ème siècle. 
 
DE PATRAS , 
CÔ-SEIGNEUR DE LIGUARDES, 
SEIGNEUR DE CAMPAIGNO, 
DANS LE CONDOMOIS, EN GUIENNE

Cette famille qui est en possession de la Noblesse depuis plusieurs siècles, ainsi que des mêmes fiefs dont elle a constamment joui, n'a pû jusqu'à présent rien découvrir qui lui ait indiqué son origine ; mais elle s'est rendue recommendable par ses services et par ses belles actions dans la possession des armes ; (comme on verra dans le courant de son histoire) de plus elle justifie toutes ses filiations Nobles à commencer de

 

I. D E G R É.

Le premier acte qui indique son existence, est un contrat de vente fait par Noble Mondine de Liguardes, femme de Noble Guillaume de Timbrune Gouverneur de Puimirol, soeur à Noble Marguerite de Liguardes, épouse de Noble Raymond de Patras, en date du 3 Février 1452, (rapporté dans une maintenue de Noblesse au 9me degré du 7 Mai 1668, à la lettre P) Lequel acte fait mention d'iceux. Cette même Marguerite de Ligardes épouse de Noble Raymond de Patras fit son testament le 26 Janvier 1475 ; dans lequel elle fait son héritier général, et universel son fils Noble Bernard de Patras, fait des legs à ses deux autres enfans, Nobles Raymond, et Jeanne de Patras, en se qualifiant de Noble et Cô-seigneuresse de Liguardes; elle ordonne qu'on l'enterre audit lieu, dans le même tombeau que ses ancêtres.

Bernard de Patras va continuer la descendance.

 

I I. D E G R É.

Noble Bernard de Patras ( premier du nom ) fiIs naturel et légitime de Noble Raymond de Patras Cô-seigneur de Liguardes, et de Noble Marguerite de Liguardes, se maria le 20 du mois de Juin l'an 1446 avec NobleJeanne de Revignan qui se constitua le château et les biens de Campaigno situés dans la juridiction de Liguardes avec toutes leurs appartenances et dépendances ; dans ce contrat de mariage les futurs époux font don et donation de tous leurs biens paternels et maternels en faveur du premier enfant mâle habile à leur succéder, substitués au second et ainsi de fuite, et à défaut d'enfants mâles, aux filles avec la même condition. On ignore le temps et le lieu où ils sont morts; mais ils vivaient encore le 18 Novembre l485 puisqu'alors Noble Jeanne de Revignan épouse de Noble Bernard de Patras Cô-seigneur de Liguardes, fit son testament dans le château de Campaigno, assistée et conseillée de son mari; dans lequel elle fait plusieurs legs pieux tant à l'Eglise de Liguardes qu'à celle de St. Pierre à Condom, ordonne qu'on l'enterre à celle de Liguardes dans le tombeau de ses ancêtres, en fait encore d'autres à Noble Catherine de Patras sa fille et femme de Noble Guillaume de Ferraboug, à Noble Jeanne de Patras sa fille, et épouse de Noble Pierre de Brengue, à Ameno de Patras son fils ; donna la jouissance de tous ses biens à Noble Bernard de Patras son mari, et déclare son fils aîné Noble Michel de Patras, héritier général et universel. (Qui va continuer la descendance).

 

I I I. D E G R E.

Noble Michel de Patras, fils de Noble Bernard de Patras Cô-seigneur de Liguardes, Seigneur de Campaigno, et de Noble Jeanne de Revignan, se maria avec Noble Condorine de Ferrabouc, et eut plusieurs enfants, (ainsi qu'il est prouvé par ce qui suit. ) Il assista avec son père Noble Bernard de Patras au mariage de sa fille Noble Jeanne de Patras, qui se maria le 24 Juin 1499 avec Noble Jean de Crabensera Seigneur de Laconculsano, ce qui constate que Michel de Patras était marié ; en outre Noble Condorine de Ferraboug fit son testament le 14 Août 1507 du consentement et assistance de Noble Michel de Patras son mari, dans lequel elle nomme ses enfants, Nobles Maurin, Arnaud, Guillaume et Jeanne de Patras ; ce qui prouve indubitablement leur mariage. Vente du 21 Novembre 1505, faite par Bernard de Mostello en faveur du Seigneur de Pleissac Sr. du Dehez, laquelle vente fut approuvée par Noble Michel de Patras, parce que le bien dont il s'agissait était dans son fief de Campaigno, et situé au lieu de Gazaupoy dépendant dudit fief. Autre vente par Noble Seinhoret de Pleissac Seigneur du Dehez en faveur de Noble Bernard et Michel de Patras, en date du 23 Février 1509. (Morin de Patras va continuer la descendance.)

 

I V. D E G R E.

Noble Morin de Patras Cô-seigneur de Liguardes, Seigneur de Campaigno, fils de Noble Michel de Patras et de Noble Condorine de Ferraboug fut fait Capitaine dans le Régiment des Gardes le 27 Avril 1504, et se maria avec Noble Jeanne de Massas, ainsi qu'il est prouvé par le contrat du 10 Juillet 1515. Quittance de la dot de Noble Jeanne de Patras, femme de Noble Jean de Crabensera du 19 Septembre 1533, en faveur de Noble Morin de Patras son frère, dans laquelle il est fait mention de Noble Michel de Patras et de Condorine de Ferraboug, ses pèere et mère. Noble Morin de Patras fit son testament le 10 Mars 1548, en faveur de son fils Noble François, (cet acte est rapporté dans une maintenue de Noblesse du 7 Mai 1668, à la lettre J. au 9ème. degré).

 

V. D E G R É.

Noble François de Patras [ premier du nom ] fils naturel et légitime de Noble Morin de Patras Seigneur de Campaigno et Cô-feigneur de Liguardes, et de Noble Jeanne de Maffas, fe maria le 9me, Avril 1526, avec Noble Jeanne de Biran, affisfté par Noble Morin de Patras son pere, qui lui fait donnation des biens de Campaigno. François de Patras mourut peu de tems après, puifque Jeanne Debiran veuve de Noble François de Patras et mère de Bernardde Patras, passa un acte le 27me. Mars 1533 ; pour raisondes intérêts de son fils en minorité. Ce qui prouve que Bernard de Patras fuccèda à Noble François de Patras.

 

V I. D E G R É.

Noble Bernard de Patras (second du nom) Seigneur de Campaigno, Cô-seigneur de Liguardes, fils de Noble François de Patras et de Noble Jeanne de Biran, ainsi que le prouve encore un procès-verbal du 27 Juin 1539 ; fait sur l'instance de tutelle, à la Requête de Noble Bernard de Biran, oncle maternel de Bernard de Patras Pupille, fils de feu François de Patras écuyer, et de Noble Jeanne de Biran. Noble Bernard de Patras se maria le 10 Mai 1551, avec Noble Catherine Dubouzet et eut pour fils Noble Arnaud Bernard de Patras, ainsi qu'il est prouvé par la donation que son père lui fit le 22 Juin 1579, qui le qualifie de Capitaine Campaigno.

 

V I I . D E G R É.

Noble Arnaud, Bernard Capitaine Campaigno, Seigneur Dudit lieu , et Cô-seigneur de Liguardes, fils de Noble Bernard de Patras et de Noble Catherine Dubouzet, se maria avec Noble Louise de Timbrune le 15 Juillet 1584.
Nota. Cette famille mérite les plus grandes recommandations, non seulement par ses services continués dans la possession des armes ; mais encore par les actions honorables qui les ont couronnés.

"Mr. Girard rapporte dans l'Histoire du Duc d'Espernon : Tome I, Livre II, page 48, et précédente, année 1589,dans la Guerre que ce Duc soutenait contre la Ligue en Guienne, qu'au siège de la Place de Bourg, distante de deux lieues de Blaye, située sur une éminence d'un accès très difficile ; elle commande entierement sur la rivière de Dordogne et de Garonne, n'étant qu'à un quart de lieue du bec d'Ambez, où ces deux rivières s'assemblent pour former la Gironde. C'était donc un grand avantage au parti de la Ligue d'avoir cette Place, puisque par ce moyen Bordeaux demeurait entierement privé du secours de ces deux riviéres ; cette place fut conservée par la belle défense de la Jouïziere, personne de valeur, qui donna le temps au Duc de le secourir. Les ennemis à la vûe de ses Troupes se retirèrent, et lui après avoir loué la valeur du Capitaine, et la fidélité de quelques bons habitants qui l'avaient fort bien assisté, retira le chef à son service pour les témoignages qu'il avait rendus en cette occasion de sa valeur ; mais il remplit sa place de Campaigno depuis Capitaine au Régiment des Gardes, et enfin Gouverneur de Boulogne, il lui donna une bonne Garnison, ayant jugé cette Place de telle importance, qu'elle méritait bien une personne de cette autorité pour la maintenir contre les efforts de la Garnison de Blaye, qui en étoit si proche ". Une pareille note ne peut être que d'un grand poids pour confirmer l'estime qu'on avait pour cette famille, à qui on avait déjà accordé une médaille l'année 1588, où d'un côté on lie cette Inscription. " HENRICUS. PRUS. DG. FRANCORUM. ET. POL. REX. et de l'autre une Troupe armée qui va au secours d'une Ville ; avec deux mains qui semblent se secourir, et deux autres mains qui paraiffent soutenir des munitions de guerre, avec cette inscription " . HÆC CUNCTIS, HÆC MULTIS. On ne sait à quelle occassion cette médaille fut accordée, mais il paroit que l'action qui suit est digne d'une pareille récompense. " Le même Auteur rapporte dans la vie de M. le Duc d'Espernon au siège de Calais par les gens de la Ligue Tome lI, Livre V, page 153 et suivantes, année 1596, que Bidossan Gouverneur de Calais, surpris de l'attaque imprévûe de l'Armée ennemie, se trouva en peu de jours réduit à l'extrémité ; il dépêcha un Courrier au Roi pour lui porter les articles de sa capitulation, qui était de rendre la place dans six jours, si elle n'était secourue. Sa Majesté touchée plus qu'on ne sauroit s'imaginer d'une si malheureuse et si inespérée nouvelle, s'avança promptement à Boulogne, fur l'espérance que la commodité du voisinage lui ouvriroit les moyens pour donner du secours à la Place assiegée, elle n'épargna aucuns soins pour cela ; mais tous lui furent inutiles, une armée Anglaise qui était en vue de la Place, ne voulant jamais entreprendre une si glorieuse action, et si utile au bien des deux Couronnes. Cette voie n'ayant pû réussir et toutes les autres ayant été empêchées, ou par la contrariété des vents, ou par la résistance des ennemis ; un seul serviteur du Duc d'Efpernon eut le bonheur de se jetter dans la Place, la fortune n'ayant pas voulu priver le maître quoiqu'absent de la meilleure action qui se passa en ce jour, par l'emploi qu'elle y donna à une de ses créatures. Ce fut le cadet noir de la maison de Campaigno qui entreprit cette action et qui l'exécuta. Son aîné par la faveur du Duc était Capitaine d'une Compagnie au Régiment des Gardes et son Lieutenant au Gouvernement de Boulogne. Cet autre avait une Compagnie au Régiment de Picardie, dont il avait été gratifié par le même Duc. Dès qu'il sut que les ennemis avaient pris la route de Calais, il s'alla jetter auprès de son frère dans Boulogne et s'y trouva à l'arrivée du Roi ; ne pouvant demeurer immobile dans cette générale confusion qui paraissait auprès de Sa Majesté, il offrit de passer au travers des ennemis dans la place assiégée, avec le nombes d'hommes qu'on voudrait lui donner, ou de mourir dans l'entreprise. Sa valeur était si bien connue que le Roi ne doutait pas qu'il ne fit tout ce qu'il pouvait s'attendre d'un grand courage, mais le péril était tel que Sa Majesté avait de la peine à consentir qu'un si brave homme s'exposât à une perte qui semblait être maniseste ; il fallut néanmoins relâcher quelque chose à la violence de ses prières et à l'importance de l'occasion ; on lui donna trois cens hommes seulement, avec lesquels à la faveur de la nuit, il se jetta dans la Place sans en perdre aucun ; elle était sauvée s'il eut conduit un plus grand secours ; mais il fallut qu'il se contentat de l'honneur de l'entreprise, sans pouvoir jouïr des avantages du succès qu'il en devait espérer, comme nous allons voir. Ceux qui furent envoyés par les ennemis après le terme de six jours expirés, pour demander la Place suivant les articles de la Capitulation, n'eurent d'autre réponse des assiegés sinon qu'ils étaient quittes de leur parole, et qu'ils avaient été secourus. Rosne Gentil-homme attaché à l'Archiduc chef de la Ligue, émû de cette réponse, ayant fait battre la Place avec plus de furie qu'elle ne l'avoit été durant le siège, fit préparer un assaut général ; Bidossan ayant été tué aux premières attaques, Campaigno prit sa place et repoussa aprés un combat de deux heures les ennemis ; la brêche était néanmoins si grande, qu'elle ne pouvait être longuement défendue par le petit nombre d'hommes qu'il lui restait. Les ennemis lui représenterent souvent, (ce qu'il connaissait aussi bien qu'eux) ; ils lui firent voir par le mauvais état de la Place sa perte inévitable, ils lui offrirent des conditions avantageuses pour se rendre, mais il n'y était pas entré avec tant de péril, pour en fortir avec tant de sûreté ; on retourna à l'assaut jufqu'à trois fois et les ennemis faisant succéder de moment à moment des nouveaux Soldats à ceux qui avaient été repoussés, ceux de Campaigno furent enfin sorcés par le plus grand nombre et contrains de se retirer ; le Chef seul et abandonné, ne peut se résoudre d'en faire de même ; mais sa résistance ne pouvant arrêter la foule des victorieux, il fut accablé plutôt que vaincu de la multitude et retenu prisonnier ; les ennemis tuérent tout à la réserve d'un seul homme nommé Martelet que l'Auteur comble aussi de louanges, et Calais fut pris.

Nota. Pour achever de convaincre que cette action Héroïque appartient à la famille de Campaigno dont il s'agit ci-dessus; on n'a qu'à jetter les yeux dessus le degrésuivant, on y verra que dans les Contracts de Mariage de Noble François de Patras, et de Noble Antoine de Patras qui forma une seconde branche en Boulonnais, ils sont assistés de leur oncle Messire Bertrand de Patras, Chevalier, Seigncur de Campaigno, de Hobengues et la Vuarene, Baron de Wissant, Capitaine de cinquante hommes, Commandant pour le service du Roi à Boulogne sous Monseigneur le Duc d'Espernon (Noble Arnaud bernard de Patras va continuer)

Transaction entre Noble Arnaud Bernard de Patras, Seigneur de Campaigno, Cô-seigneur de Liguardes avec Les Habitans de la Sauvetat, en date du 11 Juin 1592 ; plusieurs ventes en date du 12 Juin 1598, du 10 Novembre 1606 et du 15 Février 1607, en faveur de Noble Arnaud Bernard Seigneur de Campaigno. Testament du dernier Mars 1611, de Noble Arnaud Bernard de Patras par lequel il fait des legs à François, Bernard, Manuel, Georges, Antoine, Pierre, Catherine et Honorée de Patras ses enfants.

[nota.] A cette époque cette famille à formé deux branches, savoir :Noble François a resté à Campaigno en Guienne, et a continué de s'y établir ; Noble Antoine de Patras son frère, s'est établi en Boulonnois, et y a forméune feconde branche, quinon feulement s'est maintenue dansLa Noblesse en fe diftinguant au fervice du Roi, mais encore dans la possession d'une fuite des charges de grand Sénéchal dans le Boulonnais; on trouvera sa Généalogie dans une maintenue de Noblesse par le Commissaires des Parties, chargé par Sa Majesté pour la recherche des faux Nobles dans la Généralité d'Amiens, en date du 14 du Mois d'Août 1700. Branche de Patras qui continue en Guienne par Noble François de Patras.

  VIII D E G R É.

Noble François de Patras (second du nom) Seigneur de Campaigno Cô-Seigneur de Liguardes, fils de Noble Arnaud Bernard de Patras, Capitaine Campaigno, et de Noble Louise de Timbrune, se maria avec Isabeau de Sariac le 24 Novembre 1611, dans lequel Contract Messire Bertrand de Patras, Chevalier, Seigneur de Campaigno,Commandant pour le service du Roi à Boulogne sous Monseigneur le Duc d'Espernon, fait à son neveu François de Patras une donation de douze mille livres. Quittance en faveur de Noble François de Patras du 22 Septembre 1612, qui prouve qu'il est issu de Noble Arnaud Bernard de Patras et de Louise de Timbrune. Plusieurs achats faits par Noble François de Patras en dates du 24 Novembre 1611 et du ler Avril 1613. Commission de Capitaine dans le Régiment de Normandie du 20 Janvier 1624, accordée à Manuel de Patras son frère, ce qui est encore confirmé par le Testament dudit Manuel de Patras du 25 Mars 1626, qui nomme ledit François de Patras comme son frère ; Noble François de Patras mourut peu de tems après puisque Noble Isabeau de Sariac veuve de Noble François de Patras, reçut une quittance le 27 Décembre 1637, de la dot de sa fille Brandelife de Patras. Testament de Noble Isabeau de Sariac, veuve de Noble François de Patras en date du 21 Juin 1651, dans lequel elle nomme son fils Noble François de Patras.

 

I X. D E G R É

Noble François de Patras ( troisiéme du nom ) Seigneur; de Campaigno, Cô-Seigneur de Liguardes, fils de Noble François de Patras [II] et de Noble Isabeau de Sariac, se maria avec Noble Marie d'Aux de l'Escout le 18 Novembre 1648. Commission de Capitaine dans le Régiment de Sariac Cavalerie, du 20 Décembre 1651, accordée à Mr. de Campaigno ; plusieurs actes en dates du 2l. Mars 1656, et du 30 Mars1665, en faveur de Noble François de Patras Seigneur de Campaigno. Transaction entre Nobles Jean Dubouzet, François de Patras et Noble Bernard de Patras du 2 Janvier 1662. Maintenue de Noblesse en faveur de Noble François de Patras en date du 7 Mai 1668, par le Commissaire des parties chargé par Sa Majesté de la recherche des faux Nobles. Inventaire fait après le décès dudit Noble François de Patras en date du 6 Janvier 1676, à la requête de Noble Marie d'Aux veuve de Noble François de Patras, et dans lequel sont nommés ses enfants Nobles Bernard, Catherine et Marie de Patras. (Bernard de Patras va continuer la Descendance.)

 

X. D E G R É

 

Noble Bernard de Patras (troisiéme du nom) Seigneur de Campaigno, Cô-Seigneur de Liguardes, fils de Noble François de Patras III et de Noble Marie d'Aux de l'Escout se maria avec Noble Serrenne de Sarreau le 12 Ocobre 1679, assisté par procuration de sa mére Marie d'Aux. Afferme du Château et biens de Campaigno consentie par Noble Bernard de Patras le 2 Juillet 1685 ; plusieurs actes en date du 11 Décembre 1690 et du 25 Novembre 1698 , en faveur de Noble Bernard de Patras Seigneur de Campaigno; il fut maintenu dans sa Noblesse le 20 Janvier 1700, par le Commissaire des Parties chargé de la recherche des faux Nobles. Bernard de Patras et sa femme moururent sans faire d'autres dispositions que celles qu'ils firent dans leur Contrat de marriage en faveur de leur premier enfant; ils eurent plusieurs enfants parmi lesquels ont vécu seulement Dominique et Arnaud de Patras, ainsi qu'il va être prouvé.

 

X I. D E G R É

Noble Dominique de Patras, Seigneur de Campaigno, Cô-Seigneur de Liguardes, fils naturel et légitime de Noble Bernard de Patas ; et de Noble Serenne de Sarreau, ainsi qu'il est prouvé par son extrait de baptême du 25me. du mois de Juillet 1683 et par les biens et Seigneuries de Campaigno et de Liguardes à lui advenues après le décès de ses père et mère, ainsi qu'il était arrêté dans leur Contract de mariage ; fut fait Capitaine du régiment de Cottentin Infanterie le 5 jour du mois de Juillet 1710, réformé ensuite, et remplacé à la suite du régiment de Bourbonnais le 27 Février 1722 ; Il .fut obligé de quitter le service quelque temps après à cause de ses infirmités, et se retira au Château de Campaigno où il mourut sans enfants le 1er. octobre 1768.

 

X I. D E G R É.

Noble Arnaud de Patras sieur du Dehez, Chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de St. Louis, Ancien Capitaine d'Infanterie, pensionné du Roi, Seigneur de Campaigno, Cô-Seigneur de Liguardes, fils naturel et légitime de Messire Bernard de Patras, et de Noble Serenne de Sarreau, ainsi qu'il est prouvé par son extrait de baptême du 7 de Février 1709, par la procuration du 8 mois d'Octobre 1765, que Dominique de Patras son frère lui fit pour rendre hommage des biens et Seigneuries de Campaigno, ne le pouvant lui-même à cause des ses infirmités, et par lesdites Seigneuries qui lui vinrent après la mort de son frère; fut fait Capitaine au régiment des Gardes-Lorraines Infanterie , le 24. Octobre 1747, Chevalier de l'Ordre de St. Louis en 1762, et se maria avec noble Ursule de Lartigue le 10 du mois de Février 1765, assisté de son frère Dominique de Patras. Hommage rendu par noble Arnaud de Patras, Seigneur du Dehez, de Campaigno pour la Seigneurie de Campaigno, le 25 jour de Juin 1777, comme héritier de Dominique de Patras. Il a pour enfant mâle, noble Jean-François qui suit.

X I I. DE G R É.

Noble Jean-François de Patras, fils naturel et légitime de Messire Arnaud de Patras, Chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de St. Louis, ancien Capitaine d'Infanterie, Seigneur de Campaigno, Cô-Seigneur de Liguardes, et de Noble Ursule de Lartigue, ainsi qu'il est prouvé par son extrait de Baptême en date du 6 de Février 1770.